L’expérience des autoroutes marocaines : Une expertise en la matière | Ahmed El Fehdi

Selon les professionnels de la construction et des grands travaux, la tâche la plus pénible est d’ordre géotechnique et non d’ordre financier comme on pourrait on le croire. La complication de la tâche n’est pas perceptible aux simples usagers, mais elle est plus visible aux constructeurs de grands ouvrages. Les investisseurs et les professionnels marocains tels que M. Ahmed EL FEHDI, attestent des efforts effectués à ce niveau et du niveau auquel sont arrivées les infrastructures autoroutières marocaines.

Lors ahmed el fehdi autoroute marocd’une présentation réalisée par Autoroutes du Maroc au Symposium international au sujet de la stabilité des versants rocheux, l’occasion a été saisie afin de mettre en relief l’expérience marocaine en termes de construction d’autoroutes. C’est à partir de l’année 1990 qu’a commencé l’expérience marocaine avec la construction du premier réseau autoroutier marocain. Date d’aujourd’hui, les autoroutes marocaines ont réussi à réaliser plus de 1500 Km. L’objectif du programme autoroutier est d’atteindre 1800 kilomètres, d’où il reste 350 kilomètres encore à achever. Tout au long de plus de quinze années, la construction se faisait à un rythme confondu, avec 40 km par an dans la décennie 1990 et plus de 100 km par an dans la décennie qui suit.

La construction de certains terrains et reliefs tourmentés, a mis les constructeurs devant des obstacles géotechniques inéluctables. Il convient de rappeler que les zones traversées par les autoroutes incarnaient une grande diversité et dissimulaient des contraintes topographiques, environnementales et géographiques très diversifiées. De ce fait, les constructeurs étaient confrontés à des zones avec des reliefs présentant des instabilités géotechniques ou d’autres dont les sols sont compressibles et dont le réaménagement était laborieux.

Pour déminer le terrain, une panoplie de techniques a été mise en vigueur, et ce en faisant appel à une expertise marocaine et étrangère en la matière. Ce travail croisé a permis, en outre, de développer une coopération pouvant être exportée ailleurs.