Le chômage grimpe encore|Ahmed El Fehdi

En dépit des efforts déployés au sujet de la création d’emploi, le Maroc pâtit toujours des effets négatifs engendrés par la crise économique. Les statistiques ont jeté un pavé dans la mare, le nombre de chômeurs au titre de cette année s’est renforcé de près de 43.000 personnes de plus.

A titre de précision, les secteurs des services, de l’agriculture et l’industrie demeurent les plus grands recruteurs. A contrario, le secteur de l’immobilier est au dernier rang du podium après avoir perdu  50.000 postes. M. Ahmed EL FEHDI, un investisseur dans le secteur BTP affirme que le marché de travail dans le secteur des BTP a enregistré un ralentissement notable au titre de l’année 2013. M. Ahmed EL FEHDI attribue cette baisse à la crise qui a frappé en plein fouet l’Europe et qui a causé une chute d’emplois matérialisée par la perte d’emploi de 50.000 personnes. Une chose est sûre, le milieu urbain a été le plus touché en matière de création d’emplois, car il a pu assister uniquement à la création de 26.000 emplois contre 88.000 postes en milieu rural.

Selon le HCP, parmi les 114.000 nouveaux postes créés l’année précédente, le secteur des services est au premier rang des employeurs avec 101.000 emplois. En deuxième position, apparait les secteurs de l’agriculture et de la pêche ayant recruté 58.000 emplois.

SCHOMAGE_Maroc CHOMAGE_Maroc CHOMAGE_Maroc CHOMAGE_Maroc CHOMAGE_Maroc ur un autre lieu, nous assistons actuellement à l’émergence d’une autre catégorie d’emploi, communément appelée le sous-emploi. Il s’agit d’un recrutement de jeunes actifs, avec une rémunération insuffisante par rapport à la formation reçue. Cette catégorie a atteint 9,2% des jeunes actifs âgés de 15 ans et de plus.

Il faut croire aussi que le nombre des diplômés est en évolution exponentielle ces dernières années, d’où l’incapacité du marché à absorber tous les lauréats fraichement diplômés, dont ceux du niveau supérieur sont estimés à plus de 26% des chômeurs.