Rapport de l’UNESCO au sujet de l’enseignement : Un long chemin à parcourir| Ahmed El Fehdi

L’UNESCO est venu compléter le rapport publié par la Banque Mondiale au sujet de l’état de l’enseignement dans le monde. Le rapport de l’UNESCO fait état d’un bilan exhaustif des objectifs tracés et des programmes mis en place au titre de la période 2010-2015.

A travers les bureaux ouverts par cet organisme à travers le monde, l’UNESCO tend à à évaluer les stratégies nationales de l’amélioration de l’accès à l’éducation, assurer un suivi, et améliorer la convenance des apprentissages.

unesco_ahmed-elfehdiL’UNESCO tire la sonnette d’alarme quant à la déficience mondiale en matière d’apprentissage, qui coûte 129 milliards de dollars par an à travers le monde. Notamment au Maroc, la situation est critique et pourra affecter plus amplement les générations à venir. L’organisation onusienne pour l’éducation, la science et la culture dresse un bilan catastrophique de l’état actuel de l’enseignement.

Un état catastrophique !

D’après son rapport, le Maroc est classé en compagnie de la Mauritanie, l’Inde, le Pakistan et d’autres pays de l’Afrique Subsaharienne parmi les pires systèmes éducatifs à l’échelle planétaire. En effet, ces pays dont le Maroc, comptent moins de la moitié des enfants scolarisés ayant atteint le minimum requis comme base de l’apprentissage. Plus exactement, 35% des élèves ayant atteint la 4ème année ont pu apprendre les bases et atteindre la norme minimale exigée en matière d’apprentissage en lecture, les 65% restant n’ont pas pu acquérir les principes fondamentaux. Ce qui veut dire, que plus que la moitié des élèves se trouve dans l’incapacité de lire une seule phrase.

Le rapport stipule également que le Maroc n’attribue pas assez d’importances et de ressources financières et humaines au secteur de l’enseignement.

M. Ahmed EL FEHDI, un entrepreneur intéressé par le secteur de l’éducation, commente les publications de l’UNESCO en stipulant que l’une des déficiences clés du secteur est le manque de compétence des enseignants. M. Ahmed EL FEHDI précise dès lors que dans l’absence d’enseignants formés et compétents, les réalisations dans ce sens seront toujours insuffisantes voire moroses